Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Entrez dans la matrice (et vomissez pas sur la moquette)
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?


Mes classes

Blog if you Dare
Dogville et méditations

Je viens de voir Dogville, de Lars Von Trier.
RAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH
Peut on imaginer vision plus juste??? J'ai été entierement convaincu là!! Bon ok je suis encore sous le choc, et donc je suis pas super objectif ^^ Je risque de spoiler pas mal ^^
Que ceux qui n'ont pas vu le film aillent le voir et reviennent en parler :)
(choisissez "Discutons!" pour lire la suite)

 

D'un point de vue forme, rien à redire. On pourrait a première vue penser que les choix visuels, le décors dessiné au sol, le fond tantôt blanc tantôt noir, le découpage en chapitres, la voix off du conteur (car il s'agit bien d'un conte, pas de doute là dessus), le tournage en panoramique, tout ça était très osé. Vraiment ce n'est pas un film comme les autres. Et pourtant on oublie ces codes, la même magie que celle du théatre finalement opère, et on se retrouve entraîné dans cette histoire sombre au possible, tragique, pessimiste mais surtout une grande leçon.

 

La reflexion qu'on pourrait batire autour de ce film est proprement énorme, et vraiment dérisoire en fait. Ce serait même faire honte au propos du film que d'essayer de tirer des conclusions vaseuses. Un des personnages principaux étant lui même un philosophe raté, on a tendance à vite s'identifier à ce personnage prompt à dire qu'il "comprend". Et on se prend une méchante claque dans la gueule!
Pourtant faut un sacré recul pour apprécier le message du film. Parcequ'au premier degré, on pourrais presque voir dans la fin une sorte d'apologie de la vengeance, de la peine de mort, voir du grand bantitisme et allons y gaiement, du fachisme (rien que ça).
La seule vérité selon moi c'est qu'il n'y a pas de héros dans ce film. Il y a des humains. Triste tableau de l'humanité.... mais difficile de faire plus juste.

 

J'ai tendance il faut le dire à avoir une opinion plutot mauvaise des humains, moi y compris. Peut être que je me complait dans ce raisonnement? Ou peut être ais-je raison de ne pas aimer les humains, pour la bonne et simple raison que j'en attends trop d'eux (et de moi?)?
Elle est là la teneur du film. Je n'ai pas encore trop de recul, mais comment ne pas s'interroger sur le jugement qu'on porte sur les humains? Comment ne pas se remettre en question??
Les humains sont ils tous des bêtes sauvages qui ne font que tenter tant bien que mal de se le cacher en se montrant "civilisés", au prix de pathétiques efforts et illusions?
Rah, c'est pas ça qui va me remonter le moral.
Mais ais-je envie de me remonter le moral en me voilant la face?
Ou est-ce que se voiler la face est en fait exactement ce que je suis en train de faire??

 Les humains ne sont ils pas malheureux juste parcequ'ils croient qu'ils sont meilleurs qu'ils ne le sont en fait??
Est-ce une raison pour accepter d'être vil?
Où est la moralité?

 

Si j'avais de la culture et du talent, je rajouterai probablement une citation genre "mais où sont passées les étoiles"...

Encore un texte sans intéret de Awklocke, à 00:40 rangeable plus ou moins dans la rubrique "Tout et n'importe quoi".